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Pic de pollution infos et intox

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Lorsque l\'on parle de pollution, il faut savoir identifier les causes. On nous parle beaucoup des véhicules en agglomération mais on oublie bien souvent l\'activité industrielle...

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Pic de pollution dans l\'air depuis le 10 mars, les infos et les intox

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Lorsque l\'on parle de pollution, il faut savoir identifier les causes. On nous parle beaucoup des véhicules en agglomération mais on oublie bien souvent l\'activité industrielle. La voiture est toujours le mauvais élève. Bouhhh les méchants automobilistes. Certes les voitures émettent des particules via leur pot d\'échappement mais sont-ce les pires ?

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Petite rétrospective

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Le lundi 10 mars, je sors dans mon jardin et la première chose que je ressens est une grosse odeur de soufre. Habitant le long de la Seine, je connais cette odeur lorsque les raffineries se lâchent et ouvrent plein gaz leurs cheminées. L\'odeur est tenace, le ciel est clair mais le soufre bien présent.
On trouve le 10 mars à 08h48, 4 lignes sans photo sur un site, 76actu.fr :
\"Une pollution par le dioxyde de soufre est annoncée sur la ville haute du Havre, quartier de Caucriauville, ce lundi 10 mars 2014. Une combinaison défavorable entre la pollution de l\'air et certains paramètres météorologiques a entraîné le dépassement du seuil d\'information aux personnes sensibles. Le polluant en cause est principalement lié à l\'activité industrielle. Les entreprises concernées ont reçu l\'ordre de réduire leurs rejets.\"
J\'habite à 40 km de cette ville et j\'en ai plein le nez.
A 08h50, sur le même site, on trouve un autre article avec en photo un pot d\'échappement. Cela voudrait il dire que ce sont les voitures qui sont la cause principale de cette pollution ? L\'article parle bien de l\'alerte industrielle, met en garde les gens sensibles mais affiche, au tout début, le pot d\'échappement et rappelle que :\"Pour mémoire, le gouvernement a annoncé, mi-décembre 2013, que les véhicules ne pourraient bientôt plus circuler qu’un jour sur deux en cas de pic de pollution aux particules fines et aux oxydes d’azote. Si l’alerte tombe un jour pair : seuls les véhicules immatriculés avec des numéros pairs pourraient rouler. Si elle tombe un jour impair, seules les immatriculations en nombres impairs seraient autorisées à circuler.\"
En gros, ce sont les industries qui polluent et ce sont les automobilistes qui doivent en faire les frais.

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Petite analyse personnelle

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Parlons des zones urbaines qui sont souvent mises en cause.
Extrait du site Avem.fr :\" Si depuis 20 ans, la pollution industrielle a baissé de 45 à 65 %, la pollution due aux transports a augmenté de plus de 30 %, la cause principale étant l\'accroissement du trafic automobile.
Et c\'est en ville que la situation est la plus sensible, car si la pollution dépend de la topographie et des conditions météorologiques, une voiture consomme en ville quatre fois plus que sur autoroute. Les encombrements urbains contribuent ainsi pour 75 % à la pollution photochimique et pour 40 % aux retombées acides.\"
Les villes sont souvent pointées du doigt pour leurs trafics routiers trop lourds. A savoir qu\'une des causes pourrait être que de plus en plus de gens s’éloignent des villes et vivent en périphérie non ou mal desservies par des transports en commun. Comment vont-ils s\'y rendre sans moyen de transport à disposition ?
En ville, la situation n\'est pas toujours évidente. Les voitures sont très/trop présentes c\'est une évidence. Mais comment faire pour rejoindre son emploi qui est à 30/40 km sans transport collectif ou avec un réseau très long (beaucoup de changements, trajets en autocar avec arrêts fréquents ...) ? Le choix de la voiture reste une évidence. A choisir entre 3h de transport en commun par jour et 1h de voiture, je pense que beaucoup d\'entre nous ne se poserons pas la question bien longtemps. Le choix de la voiture est encore inévitable pour se rendre à son travail. Ce qui est souvent la cause principale de ces bouchons et trafics surchargés.

Parlons des zones rurales, je la vis et donc la connais parfaitement. Je vis à 15km de l\'agglomération qui regroupent les commerces et services traditionnels. Cette zone n\'est pas du tout desservie par des autocars ou autres moyens de transport. Comment puis-je faire pour me rendre sur place sans utiliser ma voiture ? Encore un choix évident qui ne peut pas, en l\'état actuel, être contourné.
Mon choix pour limiter mes déplacements personnels, faire une liste de ce dont j\'ai besoin et faire tout le même jour si cela est possible.
Pour me rendre au travail, même constat, le voiture est indispensable. En moyenne sur ces dernières années, je devais faire entre 40 et 60 km par jour pour aller travailler. Évidemment, à moins d\'avoir un(e) collègue juste à côté qui peut faire les trajets avec vous à tour de rôle, la voiture à passager unique est encore la seule solution. Malheureusement dans 5 entreprises différentes, je n\'ai jamais connu de collègue qui vivait juste à côté de chez moi (- 5km), j\'ai donc toujours fait mes trajets en voiture et seule.

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Les solutions proposées aux automobilistes contre la pollution

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En premier, ma préférée : ralentir la vitesse des véhicules

Là je dois avouer que c\'est la meilleure des âneries qu\'on puisse mettre en place.
Je reprenais plus haut un extrait de l\'Avem, \"une voiture consomme en ville quatre fois plus que sur autoroute.\" Si elle consomme plus en ville, elle va produire plus de particules donc plus de pollution. Pourquoi consomme-t-elle plus ? Parce que le trafic est encombré, les déplacements sont en accordéons, le réseau est saturé. Bref autant de possibilités qui font que les moteurs chauffent, brûlent plus de carburant et donc dégagent plus de particules.
Faut-il être absolument niais au plus au point, pour demander qu\'on ralentisse la vitesse de déplacement des véhicules et ainsi créer encore plus d’embouteillages et donc de pollution ?
Pour ma part, il serait plus judicieux, de monter la limitation de 10km au contraire, afin que les voitures puissent quitter plus vite les agglomérations et éviter de concentrer les particules dans une zone déjà chargée. Je vois là une manœuvre de plus pour l’État, de se faire de l\'argent sur le dos des gens qui en ont déjà assez de passer leur vie dans les bouchons, car ils seront verbalisés s\'ils ne roulent pas 10km en dessous de la limite habituelle. Ce jour le journal TV nous annonçait plus de 10 000 infractions relevées ces derniers jours pour non respect des consignes anti-pollution. Si ce n\'est pas une \"machine à fric\" ces mesures, qu\'est-ce donc ?

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En second : utiliser les transports en commun

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Oh la bonne idée que voilà, mais je vais me jeter dans le bus qui n\'existe pas ou faire 30 km en vélib (système déployé seulement dans la très proche région parisienne et quelques autres grandes villes) pour aller travailler! Certes pour ceux qui la chance de vivre ET travailler en ville à proximité des réseaux, cela est possible. Et les autres comment font-il ?
Une bonne initiative par contre, c\'est la gratuité des transports en commun dans certaines villes. Peut-être que certains troqueront la voiture contre le bus s\'ils le peuvent, car devoir faire plein de changements pour faire quelques km de transport en commun et mettre 1h au moins, c\'est assez décourageant de bon matin et après une journée bien remplie.

Pour ma part, lorsque je suis à Paris, je n\'utilise que les transports en commun. C\'est génial de prendre le métro (en dehors des heures de pointe en mode sardines à l\'huile) et de traverser Paris à toute vitesse lorsque je suis pressée ou au contraire pouvoir regarder le paysage dans un bus en me disant que c\'est le conducteur du bus qui stresse dans les bouchons et pas moi. Bref, quand transports en commun il y a, vous l\'aurez compris, j\'adopte.

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En troisième : faire du co-voiturage

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J\'entends à la TV, les gens dire que cela les épatent de voir ces personnes seules dans leur véhicule et ainsi engorger le réseau routier. Pourquoi ne se regroupent-elle pas pour diminue le nombre de voitures ?
Voyons comment rendre cela possible :
- En supposant que les heures de départ, dans un sens comme dans l\'autre, soient à quelques minutes près identiques et que le lieu de départ est proche :
A passe par la ville X pour aller à son point B
C passe par la ville X pour aller à son point D, éloigné de B évidemment
Comment vont faire A et C pour se rendre respectivement aux points B et D sachant que le seul point commun est X ?
A va déposer C à la sortie de X, C sera alors à pied pour terminer son parcours jusqu\'à D -> pas possible

- En supposant que les heures de départ, dans un sens comme dans l\'autre, soient à quelques minutes près identiques et que le lieu d\'arrivée est commun et le lieu de départ éloigné :
A passe par X pour aller à B
C passe par X pour aller à B
A ou C pourront se rejoindre à l\'entrée ou dans X pour aller à B -> génial, cela est possible.
Oui mais ... car il y a toujours un mais pour ce genre de chose. Que va-t-il se passer dans ou aux abords de X ? Et bien les habitants de X seront saturés de voitures, ne pourront plus se garer et ainsi d\'inlassables tours de quartiers démarreront. Lassés, les habitants de X se gareront n\'importe comment afin de pouvoir utiliser les places qui sont normalement mises à disposition des habitants. Et vlan une grande pagaille supplémentaire dans X. La solution : construire des zones de co-voiturage à l\'entrée des villes, certes faut-il déjà que l\'espace urbain le permette. Par exemple, en très proche région parisienne, cela est impossible.
Les municipalités s\'en réjouiraient, encore des amendes pour les habitants et donc plus de taxes à encaisser pour elle.

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Je ne vais pas détailler toutes les hypothèses, mais vous comprendrez que cette solution est franchement utopiste pour des trajets quotidiens en l\'état actuel.

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En quatrième : étoffer les moyens de déplacements

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- En ville, très clairement, les possibilités avec les bus et/ou métros sont acceptables si on aime faire pleins de changements et être serrés comme des sardines aux heures de pointe.
Par contre, pour ceux qui sont en dehors des agglomérations de grande taille, la règle est débrouillez vous comme vous pouvez mais surtout sans votre voiture.
- Je propose la libre circulation à cheval pour les  trajets de - de 15 km.  Les coûts inhérents au bien-être du cheval sont les soins vétérinaires, le maréchal ferrant et la nourriture. Ce moyen est donc à favoriser pour les ruraux qui dépensent de l\'essence, des réparations de véhicule dues à l\'usure, des assurances etc. Il faudrait que je fasse un calcul exact mais l\'un dans l\'autre cela devrait être comparable voir économique. De toute façon ça ira plus vite qu\'en voiture dans les bouchons et sur les parkings des entreprises, il faudrait prévoir des zones d\'herbages closes pour le cheval dans la journée.
- Si cela vous semble farfelu, il est possible alors de développer un réseau de bus plus important avec une meilleure amplitude horaire. Et là ce sont les institutions qui feront la tête. \"Cela va coûter des millions pour 3 personnes qui vont les prendre, non pas question de mettre cela en place\", discours tenus, évidemment, sans consultation des personnes qui seraient intéressés par ce système.
- Et dernière possibilité, permettre à chacun de pouvoir acheter une voiture \"propre\" aux prix des voitures d\'entrée de gamme des grandes marques du marché. Cela est encore une fois peu réalisable car les lobbies pétroliers et l’État tiennent trop à leurs profits (jusqu\'à 60% du prix à la pompe va dans les poches de l’État et ses collectivités, voir cet article sur la TIPP)

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Et la pollution résiduelle du à la surconsommation alors ?

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Pollution aux particules certes, industrielle oui beaucoup mais n\'oubliez pas les autres formes de pollution, celles que l\'on voit à l’œil nu, qui n\'a pas besoin de quotas pour détruire. La pollution des déchets que génère l\'humanité et qui dévaste la planète. Celle-ci ne connait pas de pics, elle n\'a pas de seuil d\'alerte médiatique mais elle fait plein plus de dégâts tous les jours. Ne l\'oubliez pas celle là !

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Alors la pollution, info ou intox ?

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Mon article n\'est pas assez complet pour poser un point de vue incontestable dans un sens ou dans l\'autre. Cependant, je pense qu\'il y a assez d\'éléments pour pouvoir se faire une idée.
Personnellement, je pense que ces histoires de pics de pollutions sont, avant tout, un moyen de culpabiliser un peu plus la population.
En effet, les travailleurs sont obligés de se déplacer car le télétravail ne se développe pas tellement dans le secteur tertiaire et les activités \"primaires\" nécessitent des salariés sur place.
Alors je ne pense pas que les médias ont intérêt à pointer du doigt les travailleurs mais plutôt ceux qui polluent encore plus, les industriels et les émetteurs de pets, chargés de gaz nocifs pour la planète.

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A moins que le message ne soit, \"restez tous chez vous, l’État va peut-être vous donner des rentes si vous êtes assez défavorisés\". Là malheureusement je ne saurais pas vous donner de critères spécifiques car une assistante sociale est elle-même incapable de pouvoir dresser une liste de caractéristiques; hormis celui d\'avoir une grande famille et d\'être ainsi lié aux allocations familiales. Alors faites plein de gamins que vous ne pourrez pas nourrir, vous aurez 3 smics sans rien faire.
Belle vision des choses n\'est-ce pas ? Et pourtant à entendre les messages médiatiques c\'est bien ce que nous pourrions être amener à penser au fil du temps.
Plus de déplacements = plus d\'entreprises sur notre sol = plus de pollution !!

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